Jurisprudence Gene Sharp oblige, il suffit de lire qu’un mouvement est « spontané » pour découvrir dans la foulée qu’il ne l’est pas. La « Women’s March » contre Trump n’y fait pas exception et se révèle liée aux réseaux de George Soros.

Donald Trump est désormais en fonction depuis le 20 janvier 2017. Les manifestations à son encontre ayant été apparemment de bien moindre ampleur qu’annoncé, l’attention a dévié vers un événement, devenu mouvement, la « Women’s March » (la Marche des Femmes). La genèse et le développement de cette initiative tels que rapportés dans la presse suivent le déroulé typique des storytelling d’inspiration Gene Sharp et de ses « révolutions de couleur ». The Guardian parle d’un mouvement « spontané ».[1] Les symboles bien identifiables sont de mise. Ici, ce sont en l’occurrence des bonnets roses à oreilles de chat.[2] En amateur chevronné de « fake news » et de conspirationnisme, on pourrait se demander si George Soros, qui a échoué coup après coup pour empêcher l’investiture de Donald Trump, est lié à ce mouvement d’une quelconque manière. Après tout, son nom n’apparaît nulle part dans les articles français ayant rapporté cette « Women’s March ». Néanmoins, la presse étrangère s’est montrée bien plus réactive et professionnelle, et a retracé le soutien du misanthrope au travers de nombreuses organisations qu’il finance. Une initiative désespérée de plus, probablement l’une des dernières, de George « le Fléau des Nations ».

Le 13 novembre 2016, Arthur Sulzberger Jr. et Dean Baquet, respectivement éditeur et directeur exécutif du New York Times, publiaient un mea culpa pour leur couverture partiale de l’élection présidentielle américaine et leurs positionnements violemment anti-Trump et en rupture avec l’éthique journalistique.[3] Les deux hommes s’engageaient à ce que le journal fasse désormais preuve de davantage de probité. Le 20 janvier, un article de décryptage de la Women’s March titrait que « Le milliardaire George Soros est lié à plus de 50 « partenaires » de la Women’s March de Washington ».[4] L’auteur, une ancienne journaliste du Wall Street Journal, Asra Q. Nomani, qui se revendique féministe de gauche (liberal) ayant voté pour Trump, précise toutefois un distinguo de bon sens : il ne s’agit pas d’une marche des femmes, mais d’une marche de femmes anti-Trump. La base de données constituée par l’auteur est impressionnante et coupe court, par sa lecture, à tout propos supplémentaire : sur 403 organisations participantes, Asra Nomani en a identifié 56 financées par George Soros (cf. notre cartographie ci-dessous).[5] Autre détail amusant : les co-présidents honoraires du mouvement sont les activistes Harry Belafonte et Gloria Steinem. Le premier est financé par Soros[6], tandis que le combat féministe version fin années 50 – début années 60  de la seconde fut financé un temps par la CIA.[7]  On attend avec impatience que les médias français, ardents chasseurs de « fake news » et serial-copieurs de dépêches AFP, rapportent le rôle de Soros dans ce « mouvement spontané » et commencent, par la même occasion, à s’intéresser au cas de George Soros et de ses réseaux français, au premier rang desquels nous trouvons Sherpa et William Bourdon. A bon entendeur…

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La « Women’s March » et ses partenaires liés à Soros et au Parti Démocrate. Etat des lieux au 21 janvier 2017. Cliquer pour agrandir.

Thibault Kerlirzin